Je me suis engagée pour Paris. Puis j’ai observé.

Douze ans que je trépigne, que je râle, que je bouillonne.

Dix à tenter de travailler correctement dans une ville que j’aime profondément, que je connais intimement, et que je vois, année après année, s’éloigner de ce qu’elle a été.

Mon métier, c’est de raconter Paris.
Le faire découvrir, le transmettre, le sublimer.

Et pendant toutes ces années, j’ai vu le décalage s’installer.

Entre ce que Paris représente dans le monde, une ville de beauté, d’élégance, d’histoire, de culture, et ce qu’elle devient dans son quotidien.

Il y a eu un moment très précis.

Pas une réflexion longue, pas une décision calculée.

Un déclic.

Je me suis dit : ça ne suffit plus de râler, de commenter, d’observer.

Si je veux que ça change, il faut que j’y aille.

Vraiment.

Pas juste voter.
Pas juste donner un avis.

M’engager.

Prendre le sujet à bras-le-corps.

Y consacrer du temps, de l’énergie, y mettre mon réseau, mon expérience. Tout.

Pendant trois mois, je n’ai plus fait ça à moitié.

J’y suis allée pleinement.


Je me suis engagée.

Pas en observatrice.

Tout est allé très vite.
En quelques jours, j’étais intégrée à une équipe, engagée dans une campagne locale.

Au début, il y avait une forme d’évidence.

Des rencontres, des échanges, des personnalités attachantes.
Une énergie, un mouvement, une impression d’utilité.

Et puis, progressivement, j’ai commencé à regarder autrement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *